Outils pour corriger tes textes – Les dictionnaires en ligne

Avant, il y a quelques années, peut-être plusieurs aussi, on utilisait beaucoup les dictionnaires dans le format papier évidemment. En plus, on devait acheter les nouvelles versions. Aujourd’hui, j’ai encore ces dictionnaires, mais j’utilise beaucoup plus les outils offerts sur Internet. Il y en a des payants, mais aussi des gratuits. Voici donc une liste de mes outils préférés.

Pour lire le premier texte concernant l’aide à la correction – les correcteurs, c’est par ici!

Dictionnaires généraux

Usito

Je commence par mon préféré : Usito. J’y suis liée émotivement parce que c’était déjà un projet en cours lors de baccalauréat à l’Université de Sherbrooke. Il était question de mettre sur pied une base de données contenant les mots et leurs usages au Québec.

Il est donc québécois, très complet et c’est facile de naviguer. Les coûts sont de moins de 25 $ par année et tu as le droit à un essai gratuit de 30 jours.

Exemple : nom commun abreuvoir dans Usito
Exemple : verbe boire dans Usito
Exemple : conjugaison avec le verbe boire dans Usito

MultiDictionnaire

Ce dictionnaire est aussi un produit québécois. Ce qui le rend particulier, c’est qu’il est un dictionnaire de difficultés de la langue et ressort donc davantage les fautes liées à une entrée. Le Multi coûte 20 $ par année pour s’abonner en ligne. Il y a aussi un essai gratuit. Il ressemble à Usito, mais la navigation est moins fluide que dans Usito. Si tu ne veux pas payer pour les 2 et que tu n’as pas besoin des 2 dictionnaires, je te conseille davantage Usito.

P. s. Je sais que c’est un ouvrage critiqué par des linguistiques. J’ai aussi remarqué que le Multi avait modifié des entrées avec le temps, peut-être en lien avec les critiques.

Exemple : Le mot «racisé» se retrouve dans le Multi, alors qu’il n’est pas présent dans d’autres dictionnaires importants.
Exemple : nom commun abreuvoir dans le Multi

Le Larousse

En tant que réviseure linguistique, je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai utilisé le Larousse. Pour moi, Le Larousse (papier), c’est pour mes enfants : les images peuvent capter l’attention de ceux-ci et agrémenter la découverte de nouveaux mots. Mais, ça s’arrêtait là.

J’ai été surprise lorsque j’ai consulté le Larousse en ligne. C’est gratuit et c’est assez complet. Cependant, la réalité nord-américaine n’y est pas très bien représentée. On y retrouve des expressions, des synonymes, des homonymes comme mon exemple de «ver», des citations et, lorsque c’est un verbe, la conjugaison. À la droite de la page, tu as aussi d’autres suggestions : ça arrive à tout le monde de mal taper le mot ou de ne pas connaître l’orthographe exacte du mot. C’est quand même une des raisons d’utilisation d’un dictionnaire!

Exemple : nom commun ver dans Le Larousse en ligne.

Le Robert en ligne

Je ne l’ai pas essayé : aucune version gratuite offerte! La version Le Petit Robert est  à environ 70 $ (49,90 euros) par année et la version pour les professionnels, Le Grand Robert, est à environ 100 $ par année (69,90 euros). Je le mentionne surtout parce que Le Robert papier est assez important pour les rédactrices : il était assez difficile de ne pas le mentionner ici. Je ne l’ai pas acheté parce que, dans le cadre de mon travail, les autres que j’ai déjà font très bien le travail. Cependant, j’utilise encore mon Robert papier. Je te laisse un lien pour visionner la vidéo de présentation du Petit Robert.

Dictionnaires terminologiques

Grand Dictionnaire terminologique

Entretenu par l’Office de la langue française, le Grand Dictionnaire terminologique (GDT) répertorie, comme son nom le dit, des mots ou expressions terminologiques, évidemment, mais aussi par domaine. Le GDT mentionne si l’expression est fautive et indique le terme à privilégier.

Le GDT est entièrement gratuit et il est québécois, donc il représente l’usage nord-américain.

Exemple d’entrée sur le Grand Dictionnaire terminologique

Termium

Termium est l’outil mis sur pied par l’équipe du Bureau de la traduction du gouvernement fédéral (Canada). Il est très axé sur l’usage fait des termes terminologiques au gouvernement. Ce qui est vraiment intéressant avec cet outil, ce sont les traductions. Tu connais seulement l’expression anglaise pour ton processus? Il est possible de la retrouver sur Termium en y inscrivant l’expression en anglais. Termium donne la traduction. Pour le moment, les entrées y sont surtout en anglais et en français, mais il y a aussi des entrées en espagnol.

Avant, Termium était payant, mais depuis quelques années, il est accessible à tout le monde gratuitement.

Exemple d’entrée dans Termium

Évidemment, il y a plusieurs autres dictionnaires ou banques linguistiques sur Internet. Il y a le Trésor qui est super intéressant côté contenu lorsque tu es une linguistique, une réviseure (ou réviseuse) ou une traductrice. Cependant, le site n’est pas très convivial et semble visuellement très vieillot. C’est aussi un site gratuit et il est français (de la France).

J’espère que ces outils t’aideront à corriger tes textes et à trouver les expressions justes pour décrire tes services et ton expertise.

Importance des visuels dans ta formation

Ce qui est merveilleux avec les nombreux logiciels facilement disponibles sur le Web est qu’on peut facilement intégrer de nombreux visuels et faire facilement des effets visuels super extraordinaires! Les visuels peuvent être très utiles dans la compréhension et surtout la mémorisation de nouvelles connaissances. Mais, tu sais, trop, c’est comme pas assez!

Présentation visuelle

Tout d’abord, il faut prendre soin de bien planifier le visuel général de notre formation. Ici, il est question des éléments récurrents du visuel : la mise en page, les icônes, la police de caractère, les couleurs et toutes les formes qui seront utilisées.

Conseil!

Si tu offres plusieurs formations, pense à uniformiser le visuel de tes formations. Tu pourrais changer une couleur selon la formation ou le niveau de la formation (débutant, intermédiaire, etc.).

Icônes et encadrés comme visuels

Dans une formation, soit dans le cahier, soit sur la plateforme, on utilise les icônes et les encadrés pour aider les étudiants à rapidement repérer certains types d’informations.

Par exemple, on peut utiliser des icônes que l’on va mettre devant ou en marge d’un paragraphe pour indiquer des lectures supplémentaires, des exercices, des questions, des informations supplémentaires, etc.

Tu peux utiliser un type d’encadré ou de tableau chaque fois que tu présentes un exercice à faire.

En utilisant des symboles facilement identifiables, ton étudiant trouve l’information rapidement. Comme tu es obligé de séparer l’information, ça allège aussi le contenu en faisant des paragraphes moins longs.

Conseil

Pense à utiliser des icônes représentatives et en faire une liste, soit dans une des premières pages de ton cahier, soit sur une page explicative des icônes sur ta plateforme LMS.

 

Cahier de formation

Je vois souvent des cahiers de formation remplis de haut en bas et de gauche à droite. J’imagine que c’est par souci d’économie et d’environnement. Toutefois, ça n’aide pas vraiment. Pour qu’un cahier de formation soit utile à un étudiant, il doit avoir de la place pour écrire des notes ainsi que pouvoir repérer l’information rapidement avec des titres représentatifs et aussi des éléments visuels.

Laisse des marges, mais de très grandes marges. Utilise 2 tiers de la page pour le texte et 1 tiers pour une seule marge d’un côté (l’autre marge étant de grandeur normale). Ton étudiant aura de la place pour noter dans cette très grande marge.

Sur le Web

N’oubliez pas de tenir compte des personnes qui ont des déficits visuels ou des problématiques comme les daltoniens. On pense aussi aux contrastes pour éviter la fatigue oculaire.

Et surtout, nomme tes images de manière significative. De cette façon, les personnes non voyantes pourront «lire» les images.

Présentations de type PowerPoint

On voit souvent des présentations remplies avec des effets visuelsétourdissants. Lorsqu’on fait une présentation dans une salle, on doit penser que la personne derrière à l’autre bout de la salle doit pouvoir lire le texte. Et non, ne mets pas tout ton contenu sur la présentation. Mets des mots-clés sous forme de listes.

Et, les effets de PowerPoint, à part peut-être le fondu, peuvent rester dans le logiciel et ne pas en sortir!

Si tu comprends bien l’anglais, voici une vidéo humoristique sur les erreurs des présentations PowerPoint (merci à Kim pour la découverte)!

Pour résumer

  • Simplicité.
  • Uniformité ou constance dans le choix des éléments du visuel : cohérence, constance.
  • Aération.

On oublie souvent que le but est de faciliter l’apprentissage.

Si tu as des questions ou que tu souhaites qu’on regarde rapidement ton cahier de formation, prends un appel découverte gratuit de 45 minutes avec moi.